• Voir la femme qu'on demande en mariage
    Cheikh Ibn Baz

     

     

    Q : Votre éminence, parmi les causes du divorce, il y a le fait que le mari n’ait jamais vu sa femme avant la nuit des noces, or la religion musulmane le permet. Quel est l’avis de votre éminence sur ce sujet ?

    R : Il n’y a pas de doute que le fait de ne pas voir sa femme avant la consommation du mariage peut être l’une des causes du divorce, si le mari la trouve différente de ce qu’on lui a décrit auparavant.

    C’est pour cette raison qu’Allah a prescrit à l’époux de voir sa femme avant le mariage quand ceci est possible.

    D’ailleurs, le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, a dit :

    « Quand l’un de vous demande une femme en mariage, s’il peut voir en elle ce qui peut l’inciter à l’épouser alors qu’il le fasse. Ceci est plus propice à faire naître l’affection entre eux deux. »[1]

    Ce hadith rapporté par l’intermédiaire de Jâbir a été authentifié par Al-Hâkim. Par ailleurs, Ahmad, At-Tirmidhî, An-Nassâ’î et Ibn Mâjah rapportent que lorsqu’Al-Mughayra ibn Shucba, qu’Allah l’agrée, a demandé la main d’une femme, le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, lui a dit :

    « Vas la voir. Ceci est plus propice à faire naître l’affection entre vous deux. »[2]

    De même, Muslim a rapporté dans son recueil de hadiths authentiques selon Abû Hurayra, qu’Allah l’agrée, qu’un homme a informé le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, qu’il avait demandé la main d’une femme.

    Celui-ci lui a demandé :

    « L’as-tu vue ? »[3]

    Ces hadiths et ceux qui vont dans le même sens prouvent qu’il est permis de voir la femme que l’on demande en mariage avant d’établir l’acte. Cela en effet garantit mieux la réussite du mariage et sa bonne fin.

    Ceci fait sans doute partie des qualités de cette Loi qui a apporté tout ce qui assure le bien-être des personnes et le bonheur de la société, dans ce bas-monde et dans l’au-delà.

    Qu’Il Soit Glorifié Celui Qui a légiféré cette loi, l’a rendue parfaite, et l’a rendue comme l’arche de Noé : celui qui restera dessus sera sauvé, et celui qui la quittera ira à sa perte.

    Fatwa de Cheikh Ben Baz Magazine ad-Dacwa, numéro du 4/4/1410 h.

    [1] Rapporté par Ahmad (3/334,360), par Abû Dâwûd dans le chapitre du mariage (n°2082), et par Al-Hâkim (2/165) avec une bonne chaîne de rapporteurs.

    [2] Rapporté par At-Tirmidhî dans le chapitre du mariage (n°1087), par An-Nassâ’î dans le chapitre du mariage (n°6/69), par Ibn Mâjah dans le chapitre du mariage (n°866), et par Ahmad (4/244,246).

    [3] Rapporté par Muslim dans le chapitre du mariage (n°1424). 

    copié de fatawaislam





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